Des tarifs bancaires toujours aussi peu adaptés aux moyens des usagers

Scrutés depuis pas mal de temps déjà, les tarifs bancaires ont aussi fait l’objet, de la part du Comité Consultatif du Secteur Financier, d’une étude menée entre la fin de l’année 2009 et le début du mois de juillet 2011, permettant notamment de déterminer si la loi Lagarde, portant sur l’encadrement plus strict des pratiques de ce secteur, a porté ses fruits.

Rendu ce lundi 21 novembre 2011, le rapport révèle alors que, si les banques ont amélioré la lisibilité de leurs différentes offres, celles-ci ont encore de gros efforts à fournir en ce qui concerne le coût des prestations, dont les plus utilisées semblent avoir enregistré, à nouveau, d’autres hausses.

Réalisée sur 126 établissements, cette enquête a, tout d’abord, permis de mettre en évidence le fait que la liste des dix produits et services les plus sollicités, qu’il avait été demandée, à ces derniers, d’effectuer, a bien été respectée, puisque 80 % ont bien mis en place une brochure faisant apparaître ceux-ci, même si d’autres reproches peuvent toutefois être formulés à l’égard des banques, comme le souligne également ce même rapport, au niveau des tarifs tout particulièrement, puisque « les hausses constatées sont dans leur quasi-totalité de l’ordre de 1 à 2 % », même si cette augmentation reste plus faible que « la hausse de l’indice des prix à la consommation au cours de la même période (+ 2,9 %) ».

Les reproches exprimés, par l’UFC Que Choisir tout particulièrement, sont d’autant plus pertinents que, comme l’association le relève elle-même, ces évolutions à la hausse concernent les prestations devenues aujourd’hui véritablement indispensables, à l’image de la fourniture de la carte bancaire qui passe à un prix annuel moyen entre 29,54 € et 43,83 € en passant par 36,94 €, correspondant alors respectivement à une carte de paiement à autorisation systématique, à débit différé et à débit immédiat, chaque formule marquant donc une progression de 4 %, 1,5 % et 3 %.

Les commissions d’intervention, pourtant extrêmement critiquées pour leur caractère souvent jugé injustifié, ont, elles aussi, augmenté de 0,7 %, portant leur tarif moyen à 8,29 € l’unité, de même que l’assurance perte ou vol des moyens de paiement qui varient de + 1,8 %, soit 24,28 € par an, le record étant ici obtenu par les retraits auprès d’un DAB d’un autre réseau dont le coût atteint désormais 0,81 € pour la première opération payante, soit une évolution de 12,7 %.

Contrebalançant un peu ce bilan, la baisse de 15 % des abonnements donnant la possibilité de gérer ses comptes par le biais de la plate-forme Internet de ces établissements en ligne, ainsi que celle de 8 % des alertes par SMS et des frais de mise en place d’un prélèvement, ne suffisent pas à compenser les autres variations trop importantes, qui continuent donc d’aggraver le poids de ces produits et services bancaires, pénalisant toujours plus le budget des ménages, déjà très fortement touché par les difficultés engendrées par la crise financière.

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