Le 1er juin dernier, l’association des consommateurs, l’UFC Que Choisir donnait 7 propositions, en vue d’une réforme faite à Christine Lagarde, ministre de l’Economie, pour réduire les tarifs excessifs des banques.
L’association dénonce des tarifs bancaires à la hausse. Parmi ceux-ci, elle note par exemple, que depuis 2004, les frais liés aux incidents de paiement ont augmenté de 28%. Il en va de même pour les tarifications des incidents de règlement par chèque. Ou bien lors d’un achat forfaitaire en package, les frais de service sont également plus onéreux que pour un paiement à l’unité. Enfin, elle constate que la jurisprudence de la cour plénière n’est pas respectée : lors d’un découvert non autorisé, les banques ne prennent pas en compte les commissions pour « incident » dans le montant du TEG (Taux Effectif Global). Ces manquements de la part des banques ont pour conséquence de voir apparaître des taux de découvert dépassant largement les seuils effectifs autorisés des taux d’usure en fonction. Les chiffres sont parlants : un dépassement de 20,60% à 25,60% dans les douze banques choisies pour l’étude menée par l’association des consommateurs.
De plus, l’UFC-Que Choisir déplore un manque d’harmonisation des tarifs pratiqués dans les 12 banques sélectionnés. 3 638 prix différents dans 290 pages, c’est ce qu’elle compte, avec une impossibilité pour le client de comparer les offres entre elles. Pour cela, l’association demande que soit établi un travail d’information clair et efficace en vue d’aider le consommateur à faire ses choix. Ce travail passe également par une volonté d’afficher des tarifs harmonisés dans l’ensemble du monde bancaire, par la consécration dans le code de la jurisprudence de la Cour de cassation de restreindre la hausse des tarifs lors du calcul du TEG et par la diminution des tarifs qu’occasionnent les incidents de paiement.
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